Les 20, 21, et 22 novembre se tenait le salon Educatec-Educatice 2019, Porte de Versailles. Notre équipe a assisté à la conférence “ Jeux vidéo à l’école : Atout pour l’inclusion et la lutte contre le décrochage ».

Cette conférence a été organisée par la DANE de Créteil et de Versailles.
Cinq experts étaient réunis pour l’occasion 
–    Hervé Delattre, adjoint de Direction au centre de Soins de l’EREA Toulouse-Lautrec de Vaucresson
–    Marie-Cécile André, Association Fusion Jeunesse
–    Yann Thibaudier, Association Fusion Jeunesse
–    Hugues Labarthe, Chef de projet Jeux Vidéos & Apprentissage incubateur de la DANE  de Créteil
–    Romain Vincent, Enseignant en Histoire-Géographie et vidéaste sur la chaine Jeux vidéo et Histoire

Projet d’inclusion par le jeu vidéo au sein du lycée EREA Vaucresson


Le lycée EREA Vaucresson a mis en place le projet « E-Sport ».
Ce projet consiste à faire pratiquer aux élèves, handicapés et valides, un même jeu en ligne sur le thème de l’orientation aux différents métiers.
Afin de cibler aux mieux les attentes des élèves, des « influenceurs » très populaires auprès des élèves furent inviter à échanger avec eux dans le cadre du projet.

Le jeu vidéo s’est révélé être un succès comme outil d’inclusion pour les élèves handicapés et valides sans distinction.

https://www.lyc-erea-toulouse-lautrec-vaucresson.ac-versailles.fr/

Le jeu vidéo pour lutter contre le décrochage – Association Fusion Jeunesse

Cette association franco-québécoise s’est donnée pour mission de lutter contre le décrochage scolaire. 
La méthode consiste à faire créer aux élèves des jeux vidéos de A à Z.
L’objectif étant de travailler diverses compétences pour permettre aux élèves de persévérer dans un cadre scolaire.
Les matières impactées par ce programme sont nombreuses : 
–    Les arts plastiques à travers le Design
–    Les mathématiques à travers la programmation
–    Le marketing à travers les affiches des jeux
–    La musique à travers les bandes-son 

Les autres matières d’enseignement peuvent également être incluses via les thématiques des différents jeux.
Chaque élève est responsable d’une portion du projet et une présentation finale est faite devant un jury. Les récompenses à la clé sont un facteur de satisfaction pour les élèves et se révèlent être un moteur important dans la lutte contre le décrochage scolaire.

https://fusionjeunesse.org/

Projets liés aux jeux vidéos à l’académie de Créteil


L’académie de Créteil a mis en place différents projets autour des jeux vidéos afin de travailler sur la persévérance scolaire, le système d’attention mais également la motivation.

Les conclusions de l’académie pour que le jeu vidéo soit bien utilisé dans un cadre pédagogique : 
–    Les jeux doivent être très différents de ceux du domicile
–    Les jeux doivent inclure un apprentissage visible par les élèves et les enseignants

M.Vincent a fait un focus sur les jeux vidéos liés à la matière Histoire qui apportent une grande plus-value pédagogique en terme d’analyse et de contextualisation.

Attention néanmoins à ne pas oublier le côté ludique afin de continuer à intéresser les élèves.

https://www.youtube.com/user/JNSretro

Le jeu vidéo est aujourd’hui un phénomène de société. A l’instar de la musique et du cinéma, il constitue une part importante de la culture commune des élèves mais également des professeurs.

Son aspect ludique est un outil intéressant pour lutter notamment contre les inégalités et le décrochage scolaire.

Néanmoins cet outil se doit d’être solidement amarré aux objectifs pédagogiques afin d’être totalement pertinent. Cette balance entre la jouabilité et la pertinence pédagogique est un challenge difficile à doser mais très puissant.
 

Les 20, 21, et 22 novembre se tenait le salon Educatec-Educatice 2019, Porte de Versailles. Notre équipe a assisté à la conférence “Femmes numériques, on passe à l’échelle !” organisée par La Fondation Femmes@Numérique en partenariat avec la Direction du Numérique pour l’éducation.

Femmes@Numérique repose sur 3 piliers :
–    Un collectif de plus de 50 associations mobilisées autour de la féminisation des métiers du numérique
–    Une fondation sous l’égide de la Fondation de France
–    Un engagement de l’État  

7 associations ont présenté leurs projets au cours de cette conférence, animée par la Secrétaire Générale et la présidente de la Fondation Femmes@Numérique :
–    Les Petits Débrouillards
–    La fondation SIMPLON
–    Moi dans 10 ans
–    La Fédération Régionale des Centres d’information sur les droits des femmes et des familles de Nouvelle-Aquitaine 
–    Fondation Blaise Pascal
–    Campus des Métiers et des Qualifications
–    Science animation

Au fil de ces présentations, nous avons eu une vue d’ensemble des actions conduites par les associations du collectif pour inciter les filles de la primaire au lycée à s’intéresser aux métiers du numérique. Extrêmement dense, dans chacune des présentations, cette conférence aurait sans doute pu durer une demi-heure de plus. 

Les Petits Débrouillards


Les Petits Débrouillards est un réseau associatif qui propose des ateliers et projets localement pour l’éducation aux démarches scientifiques, expérimentales et raisonnées.
Soledad Tolosa et Cécile Cesarini, animatrices d’ateliers en Alpes Maritimes, nous présentent leur projet : un kit révélateur de talents destiné aux écoles primaires.
Cette animation autour de la programmation numérique est réalisée sous forme de jeu afin de présenter le langage binaire. L’objectif de cette animation est de décomplexer les jeunes filles et leur donner envie de s’intéresser aux métiers scientifiques et numériques.
Neuf écoles ont déjà pu bénéficier de ces ateliers ; l’objectif est maintenant de former une vingtaine d’enseignant(e)s à ce projet, avec leurs partenaires IBM, Accenture, Epitech et le rectorat.


Fondation SIMPLON : Les Intrépides de la Tech


La fondation Simplon intervient sur 4 axes au cœur de la promotion du numérique éducatif inclusif. C’est dans le cadre de l’axe « Femmes et numérique » que la fondation intervient lors de cette conférence.
Plusieurs associations, dont Magic Makers qui favorise l’apprentissage du code pour les enfants de 7 à 17 ans et Job IRL, le premier réseau d’orientation pour les jeunes de 14 à 25 ans présentent la communauté « Les intrépides de la tech » qui vise à sensibiliser les jeunes filles à la culture du numérique, de l’intelligence artificielle…
3 actions en particulier sont mises en place :
–    Des ateliers d’initiation au code et à la culture tech dans les collèges
–    Des stages dans le domaine de l’intelligence artificielle proposés pour les jeunes filles
–    Une communauté qui accompagne les jeunes filles les plus motivées dans leur projet professionnel
Ces actions démarrent sur 3 territoires : l’Ile-de-France, la Nouvelle Aquitaine et l’Occitanie avec pour cible les collégiennes les plus touchées par la fracture numérique.

L’impact attendu de ces actions est fort avec la volonté de toucher plus de 10 000 élèves via les ateliers découvertes, dès la première année et environ 300 jeunes filles en stage.
En ce qui concerne la communauté, il y a déjà 85 femmes issues du milieu du numérique qui peuvent être contactées sur job IRL et l’objectif est de rapidement faire un x10.
Le passage à l’échelle doit pouvoir se faire vite en proposant les actions dans d’autres Régions et par la création d’un kit pédagogique à destination des enseignants, entreprises et partenaires.
Pour développer les ateliers et stages, les entreprises sont à la recherche de collaboratrices.
Pour s’engager :
–    Job IRL
–    Magic Makers 

Moi dans 10 ans


Moi dans 10 ans est une association dédiée à l’aide à l’orientation scolaire et professionnelle pour favoriser l’égalité des chances. Victor Gaeremynck, co-fondateur et directeur de l’association présente son projet en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes filles dans le monde du travail.
L’association est à l’origine de la plateforme stagedecouverte.fr qui s’adresse aux élèves de 15 à 20 ans en recherche de stage de découverte de 1 à 5 jours. 4000 offres de stages dont 2000 dans les métiers numériques ont déjà été proposées. Les objectifs pour passer à l’échelle : ils souhaiteraient que ce soit plus de 12 000 offres qui soient proposées, que ces offres soient proposées à 80% par des jeunes femmes et que 2000 rencontres individuelles par an soient organisées.
Moi dans 10 ans recherche des entreprises partenaires, pour s’engager : https://professionnels.stagedecouverte.fr


La Fédération Régionale des Centres d’information sur les droits des femmes et des familles : projet « Femmes : futur.es numérique.s


Le projet « Femmes : Future.es Numérique.s » vise à contribuer à la féminisation des formations et des métiers du numérique en Nouvelle Aquitaine grâce à l’orientation des lycéennes.
Les intervenantes ont commencé par nous partager une vision : faire de l’économie numérique française la première mondiale en 2064 grâce aux femmes qui seront massivement employées et investies dans ce domaine.
Pour arriver à cet objectif, la Région Nouvelle Aquitaine se base sur la création et la diffusion d’un guide pédagogique, à destination de 500 lycéennes de 4 départements. Ce guide qui a été construit avec un conseil scientifique présente des méthodes faciles à mettre en œuvre par les enseignant(e)s pour faire découvrir de manière ludique les métiers du numérique et présenter des modèles de femmes inspirantes.
Ce projet est aujourd’hui proposé uniquement dans la Région Nouvelle Aquitaine et l’objectif est de répliquer ce modèle au niveau national en analysant les résultats sur les élèves et leurs parents dans les 4 premiers départements.
Pour en savoir plus : http://nouvelleaquitaine-fr.cidff.info/pages/view/88


La Fondation Blaise Pascal


La Fondation Blaise Pascal a pour « vocation de promouvoir, soutenir, développer et pérenniser les actions de médiation scientifique en mathématiques et informatique » à destination des jeunes femmes.
La Fondation est un des partenaires de la journée « Filles et maths : une équation lumineuse », projet présenté lors de cette conférence sous forme de mini pièce de théâtre. Cette journée a été créée pour développer les vocations des jeunes filles pour les carrières scientifiques. Cette journée se déroule dans des lieux de science et a pour public des collégiennes et lycéennes qui découvrent les métiers scientifiques au travers d’ateliers, de speed dating…Les premières participantes impliquées sont ensuite amenées à devenir les marraines des éditions suivantes.
En 2020, ce seront 20 journées qui seront organisées et l’objectif est d’arriver à 40 journées en 2021 et 60 journées en 2022.
Pour adhérer : http://www.femmes-et-maths.fr/index.php?page=contenu&cat=4


Campus des Métiers et des Qualifications Drôme Ardèche : Ludinum


L’inspectrice en charge de l’orientation et le directeur opérationnel d’un campus des métiers et de la qualification dans le numérique, Xavier Cheney présentent un projet d’escape game pour intégrer les lycéennes aux métiers du numérique : Ludinum.
Ce projet repose sur un container qui circule de lycée en lycée à l’intérieur duquel se trouve un escape game dédié aux jeunes filles.
Le projet n’est pas encore complet puisque le container sera créé l’été prochain mais l’objectif est de donner envie aux filles de se dire « les métiers du numérique, c’est fait pour nous ».
Ce projet est d’abord mené dans l’académie de Grenoble et sera ensuite déployé dans les autres campus des métiers et de la qualification à partir de fin 2020.

Science animation


Science animation est un collectif basé à Toulouse et Montpellier qui organise des événements et des projets pour rendre accessible les sciences, les techniques et les innovations. Anaïs Moressa, coordinatrice de projets dans le territoire montpelliérain, présente le projet de boîte à métier du numérique.
Cette boîte ressemble à un fly case qui se déploie pour présenter les métiers scientifiques et techniques aux jeunes filles du secondaire. A l’intérieur de cette boîte, nous retrouvons des cartes missions et métier pour organiser les jeux de rôle.
Depuis 2013, 4800 élèves ont pu découvrir cette boîte à métiers. L’objectif est de la rendre librement accessible et téléchargeable pour passer à l’échelle.

Cette conférence a permis de mettre la lumière sur de belles initiatives et projets qui méritent de se développer et de donner envie à d’autres acteurs de s’impliquer dans cette mission.
Tous ces projets ont ceci de commun qu’ils sont relayés par des acteurs locaux ancrés dans leurs territoires. Leur passage à plus grande échelle, qu’ils appellent de leurs vœux et que l’on ne peut que leur souhaiter, devra pouvoir rester ancré sur le terrain, et donc sans doute trouver de nouveaux relais pour s’élargir.

Les 20, 21, et 22 novembre se tenait le salon Educatec-Educatice 2019, Porte de Versailles. Notre équipe a assisté à la conférence “Transition numérique et écologie : Comment mener les deux de front”

Cette conférence a été organisée par la ligue de l’enseignement de la Loire.
Deux experts étaient réunis pour l’occasion :
–    Emmanuelle Frenoux, maître de conférences en informatique à l’université Paris XI
–    Franck Besson, chargée de mission « environnement et transition écologique » au sein de la Ligue de l’enseignement de la Loire et porteur de projet européen « conscience numérique durable » 

La transition numérique a été, pendant un temps, associée à l’idée d’une « révolution écologique » : qui dit numérique dit moins de papier et des données dématérialisées.
Mais ce présupposé est fortement remis en question, et on sait aujourd’hui que l’accumulation et la circulation des données numériques génèrent un besoin exponentiel en énergie.
Cette conférence a posé quelques-uns des multiples impacts du numérique sur l’environnement pour étayer cette remise en question, avant de présenter une belle initiative de sensibilisation sur ces questions.


    
État des lieux


Pour introduire la conférence, Emmanuelle Frenoux a commencé par citer quelques chiffres (2018) :
–    en moyenne, plus de 6,4 écrans par famille qui sont présents dans les foyers
–    1 Américain possède en moyenne plus de 10 périphériques numériques
–    1 Américain utilise plus de 140G0 de données par mois

Et ces chiffres sont en forte progression.
Évidemment ces chiffres sont à nuancer sur le plan international avec des consommations très inégales et une consommation bien plus importante dans les pays développés.

Les impacts du numérique
Emmanuelle Frenoux a ensuite cité l’ensemble des impacts du numérique sur l’environnement, à commencer par un impact sur l’air, le sol et l’eau. En effet, la fabrication de matériel informatique requiert l’utilisation de métaux rares, difficiles à extraire.
Après la fabrication vient l’usage du matériel électronique, qui aggrave notre empreinte carbone (en augmentation de plus de 9% par an) ; cela provient principalement de l’usage des vidéos et des centres de données. 

Les entreprises, en plus de la consommation personnelle des individus, ont aussi un impact sur l’environnement. Chaque actif reçoit en moyenne 55 courriels par jour et en envoie 53 : cette circulation importante des données a un impact d’autant plus important.

Les matériels « hardware », une fois utilisés et consommés, posent d’importantes questions de recyclage. Moins de 40% de nos déchets informatiques suivent un process de recyclage.

En dehors du champ strictement environnemental, cette révolution numérique pose également la question de l’impact social, un des pans du développement durable. Les composants électroniques sont principalement fabriqués en Chine et en Inde, ce qui peut engendrer des problèmes de droit humain (exploitation, travail des enfants…) ; et en bout de chaîne, des pays comme le Ghana deviennent des déchèteries à ciel ouvert pour le matériel qui ne peut pas être recyclé. 


Focus sur une initiative dans le domaine de l’éducation
Les jeunes citoyens sont de plus en plus attentifs à l’urgence liée au réchauffement climatique et à l’ensemble des impacts listés par Emmanuelle Frenoux.
C’est dans ce cadre que Franck Besson présente un projet européen qui a pour but de promouvoir des bonnes pratiques en matière de développement durable au sein des établissements scolaires.
Le projet « Conscience numérique durable » a démarré fin 2018 avec 3 pays : la France, l’Italie et la Belgique, et financé avec le soutien de la Commission Européenne à travers le dispositif Erasmus+.

Ce projet vise à créer, en 3 langues (français, italiens et anglais), 3 productions :
–    Un guide européen de sensibilisation
–    Un jeu éducatif sur les usages et « éco-usages » du numérique
–    Un module de formation à destination des établissements scolaires, en particulier les enseignants 
Les résultats de cette initiative seront rendus publics entre 2020 et 2021 ; l’état d’avancement est partagé sous forme d’une newsletter à laquelle vous pouvez vous inscrire dès maintenant.


Les impacts environnementaux des outils numériques sont bien connus depuis longtemps, et le bilan carbone d’un livre papier issu d’une filière PEFC est bien entendu inférieur à l’utilisation d’un matériel technologique qui épuise les « terres rares ». La circulation de données en streaming présente un bilan carbone plus important que l’aviation civile. Les relations et modèles sociaux se trouvent bouleversés par des pratiques dématérialisées.

Rien de très neuf dans ces présentations, et cette conférence nous a un peu laissé sur notre faim en matière de réponses claires et de solutions pratiques à adopter pour réduire l’impact environnemental de notre utilisation du numérique

Elle a permis néanmoins de poser des bases de réflexion saines et de présenter une initiative d’envergure de sensibilisation, essentielle pour que les acteurs de l’éducation mesurent correctement les enjeux environnementaux liés à leurs usages.

Les 20, 21, et 22 novembre se tenait le salon Educatec-Educatice 2019, Porte de Versailles. Notre équipe a assisté à la conférence “Collectifs, fondations, entreprises, des partenariats pour transformer le numérique en académie et favoriser la réussite des élèves”.

Cette conférence a été organisée par l’Académie de Versailles, qui montrait ainsi un visage dynamique, actif sur le terrain pour concrétiser l’objectif de « réussite pour tous ».

Six experts étaient réunis pour l’occasion :
–    Axel Dauchez, président de Make.org
–    Gabriel Bran Lopez, président fondateur de l’association franco- québécoise Fusion Jeunesse
–    Bastien MASSE, coordinateur de la chaire pour l’Éducation Ouverte et l’Intelligence Artificielle, coordinateur Class’Code et Richard FUENTES, Responsable innovation numérique à la Fondation C Génial. 
–    Amélie RONSERAY, directrice, Artips 
–    Stéphane LEPINGLE, CapGemini et Jacky GALICHER, directeur des Services Informatiques et RSSI de l’académie de Versailles
–    Katia MATAR proviseur du Lycée des métiers La Tournelle à La Garenne Colombes et Véronique BLONDELLE, responsable commerciale du secteur de l’éducation et de la recherche pour IBM, pour le projet P-Tech

La présentation successive de 6 expériences a été menée très rapidement, et n’a  permis de donner que quelques éléments d’explications, sans approfondir beaucoup les actions de chacun. Mais nous avons pu découvrir des actions formidables, qui mobilisent divers types : acteurs associatifs, entreprises, collectifs, publics, tous mobilisés pour servir de louables objectifs.

1ere expérience / partenariat – L’engagement citoyen et la convergence des acteurs 

La mission de Make.org est «  d’engager la société civile dans la transformation positive de la Société. Make.org organise des actions « Grandes Causes » autour de 8 actions et de 4 thèmes centrés sur l’éducation (orientation, insertion, publics fragiles, lutte contre fracture numérique) en rassemblant les acteurs privés que sont les entreprises, ou les start-up et les citoyens pour proposer des outils concrets aux établissements de l’académie.
Make.org se finance sur fonds propre, ce qui lui permet d’être indépendant du système éducatif. Le partenariat avec l’académie de Versailles lui permet de concrétiser, tester et mesurer les actions menées. Le déploiement national de cette démarche demandera un appel à des mécènes.
Un exemple concret d’action menée : le flash mentoring qui permet d’organiser une prise de contact (par exemple, un coup de téléphone de 15 minutes avec quelqu’un qui s’y connaît sur un sujet organisé en moins de 3 semaines). Ce flash monitoring multiplie les échanges entre les jeunes et les professionnels et vise à terme entre 500 000 et un millions de sessions par an.


2eme expérience / partenariat –  Partir du souhait des élèves pour bâtir un projet opérationnel 

L’association Fusion Jeunesse intervient quant à elle dans plusieurs établissements. L’association met en relation des entreprises pour mettre en œuvre des projets concrets (demande particulièrement importante de la part des élèves qui souhaitent s’investir sur des projets plutôt que « d’écouter des intervenants »). L’exemple cité est celui de jeunes professionnels d’Ubisoft qui interviennent dans plusieurs lycées de l’académie de Versailles pour développer avec les enseignants et les élèves un jeu vidéo. 
En un an, cette association est passée de 2 à 23 établissements partenaires.


3eme expérience / partenariat – Le codage    

ClassCode propose des MOOC, sur le codage, destinés aux enseignants de SNT.
La fondation C Génial promeut le numérique aux jeunes et fait connaître les métiers associés, appuyés sur des acteurs académiques, associatifs locaux.
Ce collectif souhaite transférer ces compétences au niveau local pour que les acteurs territoriaux prennent en mains les ateliers issus des cours sur le MOOC.

4eme expérience / partenariat – Proposer des granules contextualisés sur de multiples sujets     

La Société ArtTips propose une plateforme de micro-learning (un anti MOOC en quelque sorte) qui vulgarisent les savoirs par le digital. Cette entreprise envoie à plus de 70 000 personnes une newsletter sur des sujets variés vulgarisés (Art, Musique, Economie, etc.). Le format très concentré, court et très opérationnel (on parle de granules) décuple l’engagement des élèves.
ArtTips a déjà éprouvé sa méthode sur 750 000 abonnés/ la plateforme de micro-learning est déployée auprès de plus de 100 000 utilisateurs quotidiens aujourd’hui.  
ArtTips est aujourd’hui proposé à tous les lycéens d’Ile-de-France. 

5eme expérience / partenariat – Co-développer une solution d’évaluation des élèves 

Cap Gemini et la DANE de Versailles travaillent à co-construire une solution d’évaluation des élèves de la fac de médecine de Paris. Ce partenariat mêle l’expertise méthodologique de Cap Gemini avec le besoin pédagogique de la DANE. 

6eme expérience / partenariat – Préparer aux métiers de demain

Le Projet P Tech est un programme de 5 années pour les élèves de seconde professionnel ou technologique, accompagnés jusqu’à bac +2.
L’établissement qui est intervenu lors de cette conférence, le lycée des métiers la Tournelle, travaille avec des entreprises telles que Orange et BNP Paribas, IBM qui mettent à la disposition des élèves des mentors, des interventions d’experts pour faire émerger auprès des équipes pédagogiques et des élèves une réflexion sur les compétences qui répondront aux métiers de demain et y préparer les élèves. 

Ce projet ne concerne aujourd’hui que 24 élèves mais la dynamique apportée par cette classe essaime sur les trois classes de systèmes numériques : en agissant sur une classe cela impacte tout l’établissement.

Toutes ces expérimentations et partenariats ont ceci de commun qu’ils sont relayés par des acteurs locaux ancrés dans leurs territoires et dans les établissements scolaires. Leur passage à plus grande échelle, qu’ils appellent de leurs vœux et que l’on ne peut que leur souhaiter, devra pouvoir rester ancré sur le terrain, et donc sans doute trouver de nouveaux relais pour s’élargir.

Tous ces projets permettent aux élèves de devenir des citoyens aptes à agir dans la société de demain, et ne se limitent pas à la seule école. Ces collaborations d’acteurs d’horizons divers permettent, s’ils sont structurés et portés autant par les professionnels que par les enseignants ou les collectivités, de mettre en place des actions concrètes, efficaces et porteuses de sens pour tous. Et surtout pour la réussite de tous.

Les 20, 21, et 22 novembre se tenait le salon Educatec-Educatice 2019, Porte de Versailles. Notre équipe a assisté à un atelier de retour d’expérience sur l’utilisation de cartes mentales en classe.

Cet atelier a été organisé par Matchware : ce concepteur d’un logiciel de mindmapping a fait la promotion de son produit sous un angle des usages pédagogiques, parfaitement adapté aux nouveautés du programme de lycée professionnel.

Deux experts étaient réunis pour l’occasion : 
–    Loïc Perhirin, formateur au logiciel Mindview 
–    Marie-Claude Nouvier, enseignante au lycée Jean Macé de Fameck dans l’académie de Nancy-Metz 

La réforme du lycée de cette année a touché également la voie professionnelle avec un enjeu de taille : une meilleure orientation et insertion professionnelle des élèves par la personnalisation des parcours. Un des grands principes de cette réforme consiste en la réalisation d’un chef d’œuvre (en 1ère et 2ème année en CAP, en 1ère et terminale pour le BAC pro) qui doit être l’aboutissement d’un projet pluridisciplinaire à présenter en groupe ou de manière individuelle.
Cette conférence présente le projet lancé par le lycée Jean Macé qui propose aux élèves d’utiliser des cartes mentales pour la réalisation du chef d’œuvre en filière CAP vendeur.

L’utilisation de Mindview par les élèves du lycée Jean Macé


Marie-Claude Nouvier du lycée Jean Macé a mis en place ce projet avec plusieurs utilisations possibles pour les élèves :
–    La création de cartes mentales lors d’échanges d’idées en groupe pour les faire toutes apparaître et les classer
–    La structuration du chef d’œuvre en partie et sous-partie
–    La création de diagrammes grâce aux lignes de temps issues de la carte mentale

Le retour des élèves et des enseignants


Les élèves de la classe « test » apprécient particulièrement l’aspect ludique de la ressource et le rendu qu’elle propose. 
Marie-Claude Nouvier nous confirme que le travail des élèves est plus propre et plus ordonné. De plus, elle se réjouit du fait que les élèves s’engagent beaucoup plus dans leur travail grâce à cet outil.


Cette conférence présentait un exemple d’utilisation d’une ressource numérique vraiment réussi pour développer les compétences des élèves : les statistiques d’usages dans le Grand Est montrent que Mind View est l’une des ressources les plus utilisées dans les lycées 4.0.

Cet usage d’un outil numérique permet des expériences d’apprentissages dynamiques en classe et hors la classe et augmente fortement l’engagement des élèves, selon un modèle de collaboration qu’ils pourront reproduire dans des pratiques professionnelles. Pour aller plus loin, voici une vidéo réalisée par CANOPé sur l’utilisation des cartes mentales et MindView avec des témoignages de professeurs et élèves de lycée professionnel : 

Persévérance scolaire et Numérique pour 4500 élèves dans l’académie de Nancy-Metz

Les 20, 21, et 22 novembre se tenait le salon Educatec-Educatice 2019, Porte de Versailles. Notre équipe a assisté à l’animation « On refait la salle de classe (pour 0€ ou presque) ». 
Cet atelier a été organisé dans le cadre du carrefour de l’innovation pédagogique, par un intervenant enseignant, bénévole, Romain Bourdel, enseignant de physique-chimie.

L’objectif de ces animations est de créer des échanges collaboratifs entre enseignants pour ressortir des solutions concrètes à mettre en place en classe.
L’animation à laquelle nous avons participé avait pour sujet « l’espace-classe ». 
La question de départ : comment favoriser les apprentissages des élèves et changer sa posture d’enseignant par l’aménagement de l’espace avec peu de moyens ?
Vous trouverez dans ce résumé, quelques bonnes idées qui sont ressorties en 3 catégories : support d’écriture, espace dans la classe et détourner le mobilier.

Support d’écriture


Des idées de support ont été évoquées : murs, fenêtres, miroirs, sol, le corps… avec l’utilisation d’objets comme les post-it, les pinces à linge, les journaux pour découper les lettres, les calques, l’arbre à poème, la peinture, les feuilles électrostatiques.
S’est posée ensuite la question de la raison d’utilisation de différents supports d’écriture :
pour mieux mémoriser, transmettre, communiquer, décorer, conserver, tester, évaluer, réfléchir, vérifier la compréhension… Ces supports permettent aussi d’utiliser d’autres mémoires et de détecter des éventuels troubles.

Espaces dans la classe


Plusieurs besoins pour les espaces de classe ont été évoqués : 
–    des espaces qui doivent être ergonomiques et flexibles tout au long de la journée
–    des espaces qui doivent favoriser la collaboration
–    des espaces qui doivent être délimités pour que les élèves se retrouvent dans l’espace global…
Des espaces dédiés à certains points peuvent également être créés :
–    des espaces « nid » pour lire, se détendre, jouer aux cartes…
–    des espaces de fablab qui contiennent des outils et instruments pour produire
–    des espaces de réflexion
–    des espaces de lecture/écriture
Pour réaliser ces espaces et les délimiter, il a été cité l’utilisation de codes couleurs (pourquoi pas une salle noire ?), l’utilisation des couloirs…

Détourner et adapter le mobilier existant


Une des manières de retravailler son espace classe à moindre coût est d’utiliser le matériel existant en le détournant et le réadaptant ; plusieurs solutions sont ressorties de cette animation :
–    des crayons gras à utiliser sur les tables
–    des crayons woody
–    des balles de tennis sur les pieds de table pour les déplacer simplement
–    l’utilisation du sol pour la construction géométrique
–    des meubles à étagères basses ou des bandes scotchées pour créer des délimitations
–    découper les pieds de table pour travailler à genoux
–    des tableaux Veleda pour délimiter des groupes de travail

Si rien de complètement nouveau n’est ressorti de cet atelier, les enseignants qui n’avaient encore jamais travaillé sur ce sujet ni partagé ce genre de pratiques avec leurs pairs ont sans doute pu y trouver des idées faciles à mettre en œuvre dans leur salle de classe. 

Nous regrettons un peu le format court de ces animations (20/30 minutes). Cela pourrait mériter de s’étendre pour creuser les différents sujets et aller plus loin dans la réflexion !

On refait la salle de classe pour 0€ ou presque

Les 20, 21, et 22 novembre se tenait le salon Educatec-Educatice 2019, Porte de Versailles. Notre équipe a assisté à un atelier de retour d’expérience sur l’usage des jeux sérieux.

Cette conférence a été organisée par Serious Factory, ce qui montre leur volonté de se positionner comme des experts des jeux sérieux dans le milieu de l’éducation. 

Deux experts étaient réunis pour l’occasion : 
–    Patrick Gadat, Edtech & Digital Learning expert chez Serious Factory, 
–    accompagné de Yvonnick Bernard, digital learning manager de l’organisme de formation AFTEC (Association pour la Formation Technologique dans l’Enseignement Catholique) 

Les deux intervenants nous ont présenté le projet « trust and trade », destiné à former les futurs commerciaux en filière BTS NDRC (Négociation et Digitalisation de la Relation Client), sur les compétences en relation clients. Par l’utilisation de la réalité virtuelle, un jeu de négociation se met en place où l’étudiant se retrouve en face d’un prospect et doit mener à bien une négociation.

Ils nous ont présenté de manière détaillée ce projet en partant du contexte et des enjeux, jusqu’au process de création et de déploiement d’un serious game.


    
Le contexte et les enjeux du projet


Les instigateurs de ce jeu sont partis du constat que les entreprises étaient réticentes à envoyer les jeunes diplômés tôt sur le terrain. Les étudiants ont besoin d’acquérir tôt de réelles compétences professionnelles et de valoriser l’acquisition de ces compétences auprès des entreprises.
Jusqu’à présent, les jeux de rôles en classe étaient la solution proposée méthode qui présente différents problèmes :
–    La crainte du jugement des autres
–    L’implication faible des observateurs ; et en particulier dans le cadre scolaire, des autres apprenants
–    Un ressenti de partialité : un élève est choisi de manière arbitraire pour se mettre devant toute la classe.

La déclinaison sous forme de jeux sérieux en classe a pour but de palier à ces problèmes, notamment en évacuant la peur d’essayer : l’élève se retrouve en face d’un intervenant fictif pour échanger. De plus, l’implication simultanée de chaque élève génère des retours plus personnels et plus riches.

La démarche


L’AFTEC s’est associée à Serious Factory en suivant un processus de création suivant :
–    Design du dispositif pédagogique
–    Scénarisation du jeu
–    Intégration dans le logiciel
–    Tests et améliorations
–    Déploiement
–    Maintenance et correction

Finalement, cela donne un jeu qui suit un processus pédagogique clair et qui permet même d’analyser le « non-verbal ». En effet, le client virtuel peut adapter ses sentiments (colère, joie, anxiété), sa gestuelle et sa voix en fonction de l’intervention de l’élève, au travers d’une intelligence artificielle qui analyse ce qui est dit par l’élève. 

Yvonnick Bernard conclut par un bilan très positif de la mise en place de ce serious game et a notamment insisté sur la plus grande implication des élèves, qui se montrent plus volontaires pour participer à ces jeux de rôle. Leur montée en compétences a ainsi été accélérée.

Cette conférence présente un exemple de serious game réussi pour développer les compétences des élèves, et qui permet d’envisager d’autres utilisations dans d’autres domaines. Le numérique permet en effet de s’affranchir de certaines réserves ou timidités personnelles pour se lancer dans des formats d’apprentissages qui n’impliquent pas le regard des autres : c’est une réelle perspective pour la réussite de tous les élèves.

Mais ce qui est vrai de façon générale nous laisse tout de même un peu perplexe pour cette discipline d’enseignement : dans le domaine de la relation client, il est essentiel aussi d’apprendre à surmonter le regard des autres, car le futur prospect sera au moins aussi critique qu’un camarade de classe !

Venez assister au partage d’expérience autour du thème : Le numérique au service des pédagogies innovantes : retours d’expérience d’enseignants, jeudi 21 novembre à 16h30, salle de conférence n° 1

Les outils numériques doivent permettre de favoriser la réussite éducative et de réduire les inégalités.

De nouvelles méthodes pédagogiques permettent d’inclure, de personnaliser, de différencier et de créer de l’appétence. Comment le numérique peut-il de faciliter ces pratiques pour atteindre ces objectifs tout en y passant le moins de temps possible ?

Venez échanger et partager avec des enseignants qui appliquent ces méthodes et utilisent le numérique au quotidien.

Ce partage d’expérience sera animé par Pierre Schmitt, co-fondateur de LDE et Directeur de l’innovation 

Intervenant(s)

  • Madame Aude DUBOIS, Membre de « Inversons la Classe », Formatrice et prof de français, actuellement en poste au collège dans les Yvelines, donc aventurière en pédagogies, exploratrice du numérique en classe et chercheuse en enthousiasmes ! , INVERSONS LA CLASSE
  • Madame Cécilia PINTO, Co-fondatrice de la communauté Eduvoices, professeur d’espagnol sur Lille, Ingénieure Pédagogique Multimédia , EDUVOICES
  • Monsieur Ahmed MADKOURI, Enseignant en économie – gestion, utilisateur de la plateforme de création de cours POPLAB
  • Monsieur Jean-François CERISIER, PROFESSEUR DE SCIENCES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION , UNIVERSITÉ DE POITIERS

Tous les lycées 4.0 se fournissent en manuels scolaires sur le catalogue de LDE, installée à Molsheim et qui a remporté l’appel d’offres de la région Grand Est.

Pierre Schmitt (à gauche) et Frédéric Fritsch proposent des ressources dématérialisées et toujours imprimées.  Photo L’Alsace /Jean-Marc LOOS

La discrète librairie LDE, installée à Molsheim, se présente comme le leader français dans la distribution de manuels scolaires, imprimés ou numériques, et « cheville ouvrière » du dispositif lycée 4.0, selon le terme de son directeur général Frédéric Fritsch. Cette PME d’une soixantaine de personnes a remporté l’appel d’offres sur trois ans – peut-être quatre – de la région Grand Est, pour 1,5 M€ (millions d’euros) en 2017 et plus de sept cette année. Elle met à la disposition de toutes les filières non seulement les livres de l’ensemble des éditeurs, en version dématérialisée, mais aussi des exercices d’entraînement en langue, des encyclopédies… « Nous constituons le  catalogue avec les académies de la manière la plus large possible pour respecter la liberté pédagogique des enseignants », précise Pierre Schmitt, le directeur technique.

Ce faisant, LDE a aussi endossé un nouveau rôle de conseiller technique, alors qu’au début les bugs techniques étaient courants : problème de compatibilité entre les applications et le réseau, bande passante insuffisante… « Nous avons beaucoup travaillé auprès des établissements, en collaboration avec les délégués académiques au numérique et les personnels de l’administration. Il n’y a plus aucun problème aujourd’hui qui ne puisse être rapidement résolu », assure Pierre Schmitt. Treize assistants techniques ont été embauchés en renfort, de septembre à décembre.

Un facteur déclenchant

Ce vaste partenariat avec la région Grand Est, a fait croître LDE qui a dédoublé à la fois ses effectifs et son chiffre d’affaires, passé, depuis 2012, de 30 à 60 M€. Le numérique représente désormais 40 % de son activité, contre même pas 1 % il y a quatre ans. « Cela a été un facteur déclenchant » qui a aussi fait « monter l’équipe en compétences, sur les plans technique et organisationnel », constate Frédéric Fritsch. « Personne n’avait mené un déploiement d’une telle ampleur, nous savions qu’il y aurait des plâtres à essuyer. Nous avons traduit les besoins et proposé des solutions de mise en œuvre en même temps que les choses se faisaient. »

LDE a 1 900 références de manuels scolaires à son catalogue.   Photo L’Alsace /Jean-Marc LOOS

Après la phase technique, LDE voit arriver celle « de l’appropriation réelle et de l’amélioration des usages ». Elle n’est pas prescriptrice dans les choix des enseignants, mais il lui est demandé, par la région et les rectorats, de mettre en avant les ressources les plus interactives. « Cela fait des années qu’on n’en est plus au simple PDF [format informatique de présentation d’un document] ! La demande s’accélère, les éditeurs y travaillent. Actuellement, ce sont des versions homothétiques des manuels imprimés, enrichies en son, en vidéo, en exercices interactifs… », détaille Pierre Schmitt. L’avenir, ajoute-t-il, c’est l’individualisation des apprentissages ».

Une offre exhaustive

LDE (pour Librairies des étudiants, puis Librairies de l’éducation) a été créée en 1996 à Strasbourg par Frédéric Fritsch et Daniel Francou, rapidement rejoints par Pierre Schmitt et Michel Hussherr. D’abord librairie classique, elle s’est mise à proposer aux associations de parents d’élèves un service de commandes individualisées clé en main, ainsi qu’un logiciel pour la gestion des bourses aux livres. « Rapidement et en permanence, nous avons ajouté des services à valeur ajoutée informatique », précise Frédéric Fritsch. « Quand le scolaire numérique est arrivé sur le marché en 2013, nous avions les compétences techniques et nous avons été un des tout premiers autorisés à distribuer ces livres. »


Aujourd’hui, LDE présente à son catalogue 1 900 références de manuels scolaires, « ce qui représente l’exhaustivité de l’offre existante ». Elle a des clients institutionnels, comme la région Grand Est, qui a « courageusement ouvert la voie », rejointe par l’Île de France, l’Occitanie et, dans une moindre mesure, la Nouvelle Aquitaine et le Centre-Val de Loire. Elle travaille aussi pour la chaîne Arte (Educ’Arte) et plus de 1 800 établissements – en dehors des appels d’offres -, tels les lycées français de Singapour ou de New-York. PME moderne, LDE se veut aussi engagée dans le développement durable et veille au respect de la mixité comme de l’inclusion sociale.

Le salon Educatec-Educatice, salon incontournable des métiers et de l’innovation éducatifs, ouvrira ses portes du 20 au 22 novembre. Nous serons présents, stand G22.

Comme chaque année LDE, premier libraire scolaire numérique de France, y sera représentée. Cette présence au cœur de l’événement nous permettra de détecter pour vous les dernières innovations et outils pédagogiques.

Il ne vous sera peut-être pas possible de visiter ce salon parisien… mais vous pouvez compter sur nous pour vous faire découvrir ses exposants et leurs solutions : notre équipe en aéropage important pourra assister à la plupart des conférences et ateliers, et partager avec vous ses découvertes !

Il vous suffit de cocher les cases qui vous concernent, nous serons ravis de nous poser avec vous les questions qui vous intéressent et vous ferons un compte-rendu écrit après le salon.


…Et bien entendu, vous pouvez aussi nous retrouver sur notre stand si vous avez la chance d’être à Paris : nous serons sur le stand G22 !